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Ceulx de 27 lb ou environ ont ix pousses de
long


& six de gueule en diametre. À la culasse ilz ont vi
lignes


d’espés & 3 à la gueule. Ceux de 17 lbont en longueur


8 poulsses & cinq de gueule. On les couvre touls
ensemble,


toutes les fourchettes & chevilles &
houtils de quoy on se


sert, avecq de grosse toile ou gros drap affin qu’il
ne


fassent point de bruict. Ils est bon qu’ilz demeurent


quelque temps chargés. Aprés qu’on y a mis la pouldre,


on l’apille bien fort et puys on y mect du papier acaché,


puys une tourtelle de cire bien apillée, & sur la cire
une


aultre platene de liege qui entre bien justement & avecq


force. En ceste sorte la pouldre demeure bien sellée &


donne de plus grande impetuosité, & si tu veulx tu peulx


mectre sur la platene de liege une de bois percée au


milieu si le mortier est percé par la culasse, qu’on tient


estre le plus aisé & qui faict plus de faulcée pource qu’il


ne peult reculer. Et pour ceulx cy qui ont la culasse


percée, il fault avoir un bon guimbelet pour faire


premierem{ent} le trou affin que la
cheville, qui est faicte
en par la pointe en guimbelet, aye plustost &
sans bruit


attaché le mortier. Et a pour ceulx cy il fault garnir


le bouton, qui soict bien uniment limé, p de toile
cirée


ou y adjouster de la cire, affin qu’il estouppe
justem{ent}


le trou de la culasse. Mays pource que quelques foys


les portes sont ferrées & que la cheville de fer ne
se


peult percer, on use d’une fourchette de fer faicte


en tenaille & d’une aultre verge q de fer
faicte par le


bout à trois griffes, co{mm}e tu voys depainct. Et en
ceste


sorte le mortier se tient bien & est incontinent posé.


Les chevilles de fer doivent exceder le mortier de
toute


la poincte, qui est faicte en guimbelet, sçavoir de trois


ou 4 doitgs qui entre tout ldans la porte.
Quand les


mortiers sont posés, on remplist la lumiere de bon pulverin,


et s on y mect un tuyau de plume remply de
pouldre


acachée & mouillée avecq vinaigre, ou pour un besoing


on acache dans le creux de la main de la pouldre &,
l’aya{n}t


destrempée avecq de la salive, on en faict
co{mm}e un cocon ou

