Succès ! Prospérité ! La vénérable Reine fortunée uṭaiya-pirāṭṭiyār alias
la vénérable Cempiyaṉ-Mātēvi cempiyaṉ-mātēviyār accomplit la grâce de
faire convertir ceyvitt-aruḷukiṉṟār le temple du Grand Dieu du glorieux
site de Nallam dans le district de Veṇ veṇ-ṇāṭṭu tiru-nallattu-mahādevar
kōyil en temple sacré de pierre tiru-k-kaṟṟaḷiyāka au nom béni de celui
que l'on nomme « le glorieux Gaṇḍarādityaṉ » śrī-gaṇḍarādityaṉ eṉṉun
tiru-nāmattāl.
On Nous informe de la nécessité d'accorder kuṭukka vēṇṭum eṉṟu namakkuc
colla, après entrée dans les registres variyil iṭṭu à compter de la troisième
année de Notre règne yāṇṭu mūṉṟāvatu mutal, les deux cent vingt-quatre
kalam de paddy nel-l-irunūṟṟirupattunāṟ kalamum perçus au titre de la
propriété héréditaire kāṇiyāṉa sur deux vēli de terre situés à Kiḻaṭukuvilai
dans le district de Veṇ veṇ-ṇāṭṭu-k kiḻaṭukuvilai nilam iru vēliyiṉāl, en tant
que devadāna exempté de taxes pour les terres allouées aux jardins
de fleurs divins nantavāṉa-p-puṟamāy devadāna iṟaiyiliyāka variyil iṭṭu,
comme capital mutal pour nourrir et vêtir koṟṟukkum puṭavaimutalukkumāka
les quatre personnes āḷ nālvarkku oeuvrant à l'entretien
paṇiceyyumLittéralement « qui accomplissent le service » des jardins de fleurs
divins nantavāṉam, parmi lesquels celui dit du « glorieux Gaṇḍarādityaṉ »,
aménagé en jardin de fleurs divin ceyta nandavāṉam śrī-gaṇḍarādityaṉ
uḷḷiṭṭa après achat au prix fixé en l'exonérant de toute taxe iṟaiyiliyāka
vilai-k-kaṟa koṇṭufn. 791: vilai-k-kaṟa est une variante de vilai-k-kuṟa « au prix fixé ». Cf. A. Velluppillai, 1976, p. 582., d'une terre parmi celles que possèdent ceux de
l'assemblée de brahmanes de ce village i-vv-ūr-c-cavaiyār nilattil,
nécessaire à l'aménagement de ce divin jardin de fleurs sacré au profit du
Dieu devarkku-t tiru-nantavāṉamāka vēṇṭum nilam.
Nous ordonnons nāñ colla que les deux vēli de terre [situés à] Kiḻaṭukuvilai
dans le district de Veṇ veṇ-ṇāṭṭu-k kiḻaṭukuvilai nilam iru vēliyum soient
entrés dans les registres en tant que devadāna exempté de taxes devadāṉa
iṟai-y-ili-y-ākavum de type nandavāna-p-puṟam « don de terre [alloué à la
culture d'un] jardin de fleurs divin » fn. 795: Sur le composé nantavāṉa- / nandavāṉa-p-puṟam, voir TKC 2: 346 (« nantavāṉap puṟam = nantavāṉam ceyya viṭṭa māṉiya nilam »). Concernant l'emploi de puṟam, sous son acception « terre exemptée de taxe » (TL: 2809), comme suffixe des termes dénotant les terres offertes en tant que provisions variées, voir G. Rajendran, 2011, p. 145., au droit d'occupation modifiable
kuṭinīkki une fois remplacés māṟṟi leurs anciens propriétaires muṉ-ṉ-
uṭaiyāraifn. 796: , assorti du droit à cultiver kārāṇmai ainsi que du droit à la
propriété miyāṭci, bénéficiant de tous les privilèges sarvva-parihāram à
compter de [cette] troisième année et n'étant soumis à aucune taxation sur la
production paṭṭam ni aucune taxe intermédiaire antarāyam d'aucune
sortefn. 797: itaṉāl e-v-vakai-p-paṭṭa antarāyamum iṟātitāka sarvva-parihāram
peṟavum.
Le seigneur Paramēśvaraṉ-Araṅkaṉ de Kōṉūr qui contrôle Nos affaires naṅ-karumam ārāykiṉṟa alias l'officier Irumuṭiccōḻa-Mūvēntavēḷāṉ, le seigneur Kōyil-Mayilai de Ciṟṟiṅkaṇ alias l'officier Maturāntaka-Mūvēntavēḷāṉ, le seigneur Kōtukulavaṉ-Cāttaṉ de Paruttikkuṭi alias l'officier Parakēcari-Mūvēntavēḷāṉ qui oeuvrent conjointement en tant que fondés de pouvoir āṇattiyālum, ainsi que Taṇṭipūti noble d'Iraiyāṉkuṭi alias l'officier Cempiyaṉ-Uttaramantri du département de l'Impôt terrien puravu-vari, le seigneur Parañcōti-Nīlaṉ de Neṟkuṉṟam alias l'officier Anantavikrama-Mūvēntavēḷāṉ et le seigneur Araiyaṉ-Kaṟpakam de Kiraikkaḷḷūr alias l'officier Vīrāpāṇa-Mūvēntavēḷāṉ [qui oeuvrent] conjointement en tant qu'officiers exécutifs vāykkēḷviyālum, ayant reçu /
obéissant à kēṭṭuLittéralement « ayant entendu », « ayant été instruit » 810. ce commandement oral, Notre scribe nam-m-ōlai-y-eḻutum Vēḷāṉ-Maturāntakaṉ [l']ayant mis par écrit eḻuttiṉālum, Notre chancelier nam-mōlai-
nāyakaṉ Vēḷāṉ-Kaṇṭarāticcaṉ [l']ayant approuvé afin qu'[il] soit acté
oppiṉālum pukka, les deux vēli de terre [situés à] Kiḻaṭukuvilai dans votre
district taṅka-ṇāṭṭu kiḻaṭakuvilai nilam iru vēliyum ont été entrés dans les
registres à compter de [cette] troisième année et attribués conformément à
[Notre] ordre oral kēḷvi-p-paṭi en tant que devadāna exempté de taxes de
type nandavāna-p-puṟam, de sorte que leurs parcelles soient arpentées
paṭākai naṭappi-p-patākavumfn. 811:.
Tandis qu'[en] la deux cent-quarantième journée de la septième année [de
Notre règne], Nous nous trouvons dans le pavillon situé devant Nos
appartements établis au sein de la garnisonfn. 814: de Piccaṉkōyil (piccaṉkōyil
viṭṭa viṭṭiṉ uḷḷāl muṉpiṟ kūṭattu nām irukka) au nord de Kaṭampūr
(kaṭampūriṉ vaṭakku), l'officier Parakēcari-Mūvēntavēḷāṉ qui contrôle
Nos affaires (naṅ-karumam ārāyakiṉṟa) Nous informe [de ce qui suit] :
« La vénérable Reine Fortunée alias la vénérable Cempiyaṉ-Mātēvi
(uṭaiya-pirāṭṭiyār cempiyaṉ-mātēviyār) ayant accompli la grâce de faire
[convertir] (ceyvittaruḷi) le temple du Grand Dieu du glorieux (site de)
Nallam, un brahmadeya du district de Veṇ, en temple sacré de pierre au nom
béni de [celui] que l'on nomme “le glorieux Gaṇḍarādityaṉ”, puis ayant fait la
grâce d'élever le seuil [appliqué à] l'ensemble des dépensesfn. 815: requises pour
ce Dieu (i-d-devarkku vēṇṭum nivantam ellām paḻam-paṭi mēl-ēṟṟamāka-c
ceytaruḷi), [celle-ci] a accompli la grâce d'établir en ces lieux (iṅkē) une
cantine (uṇpatāka-c-cālaifn. 816:, Littéralement « réfectoire où l'on nourrit ») afin que, pour
le mérite personnel de Sa Majesté le Roi (uṭaiyārkkāka), vingt-cinq
brahmanes soient nourris quotidiennement aussi longtemps que [brilleront]
la lune et le soleil (nicatam irupattaiyvar brāhmaṇar candrādityavat
uṇpatāka)fn. 817:.
Ces huit cents kalam de paddy, qui ont été inclus au nantissement
aṭaippaṭifn. 821: que ce Dieu s'est vu attribuer en tant que devadāna ancien
(paḻan-tēvatāṉattāl aṭaippaṭi i-d-devar peṟu-nellu), ne suffisant pas à
achever la régulation de dotation (nivantattukku nirampa-p-pōtā) au seuil
auquel Sa Majesté le Roi (uṭaiyār) a fait la grâce de l'accomplir (ceytaruḷiṉa
paṭi), six cent cinquante-deux kalam, un tūṇi et un patakku de paddy
supplémentaires sont nécessaires ; [d'autre part], pour les vingt-cinq
brahmanes qui se restaurent au sein de la cantine tenue en ces lieux pour [le
mérite] personnel de Sa Majesté le Roifn. 822: (iṅkēy uṭaiyārkkāka vaitta cālaiyil
uṇṇum brāhmaṇar irupattaiyvarkku)—légumes (kaṟi), bois de chauffe
(viṟaku), beurre clarifié (ney), fromage blanc (tayir), épices variées (palakāy),
feuilles de bétel et noix d'arec (veṟṟilai veṟuṅkāykkum), en incluant la
subsistance des cuisiniers (maṭaiyarkkum uṭpaṭa meyyāl) à raison d'un
kuṟuṇi et deux nāḻi de paddy quotidiens par personne—neuf cent trente-sept
kalam, un tūṇi et un patakku de paddy annuels sont nécessaires, soit une
régulation de dotation d'un montant de mille cinq cent quatre-vingt-dix
kalam au total. Afin que ces dépenses soient engagées (ivai-y-iṟṟukkāka), il y
a [ainsi] nécessité d'accorder en tant que devadāna et śālābhogam (« [terre]
nourrissant une cantine de brahmanes »), puis d'entrer dans les registres à
compter de la saison des récoltes (picāṉam) de la septième année [de règne]
(yāṇṭ'ēḻāvatu picāṉa(m) mutal iṟai-y-ili-y-āka variyil iṭṭu-k kuṭukka
vēṇṭum) les douze vēli de terre à Iḷanalam (Littéralement « le jeune Nallam ») dans le
district de Veḷ qui, une fois ajoutés (veṇ-ṇāṭṭu iḷanalam nilam paṉṉiru
vēliyiṉāl aṭuttu), produiront la quantité de mille cinq cent quatre-vingt-dix
kalam de paddy [requise] (varum paṭi nel-l-āyirattaiññūṟṟuttoṇṇūṟṟu-k
kalamum) ».
Nous ordonnons (nām colla) qu'à compter de la période des récoltes de la
septième année [de Notre règne] les douze vēli de terre à Iḷanalam dans le
district de Veḷ soient entrés dans les registres afin d'être reçus (variyil iṭṭu-k
koḷka) en tant que devadāna et śālābhogam exemptés de taxes au droit
d'occupation modifiable une fois remplacés leurs anciens propriétaires (muṉ-
ṉ-uṭaiyārai māṟṟi-k kuṭi-nīkki), assorti du droit à cultiver ainsi que du droit à
la propriété (kārāṇmai miyāṭci-y-uḷḷaṭaṅka), bénéficiant de tous de ce
village (i-vv-ūr u[...]nam ellām), de tous les privilèges et les exemptions de
taxes (iṟai-y-ili-y-āka sarvva-parihāram peṟavum), et n'étant soumis à
aucune taxation sur la production ni aucune taxe intermédiaire d'aucune sorte
(e-v-vakai-p-paṭṭa antarāyamum iṟāttāka).
l'officier Parakēcari-Mūvēntavēḷāṉ qui contrôle Nos affaires (naṅ-
karumam ārāykiṉṟa) [agissant] en tant que fondé de pouvoir (āṇatti),
Cempiyaṉ-Uttaramantri du département de l'Impôt terrien (puravu-vari-c
cempiyaṉ-uttaramantiri), l'officier Vīrāpāṇa-Mūvēntavēḷāṉ, le seigneur
Aṭikaḷ-Nakkaṉ de Pavvattiri (pavvattiri-kiḻavaṉ aṭikaḷ-nakkaṉ), Udaya-
Divākaraṉ (fils) d'Ārūraṉ alias le seigneur de Pēraraicūr (peraraicūruṭaiyāṉ-
ṉ-āruraṉ-udaya-divākaraṉ) et le seigneur Cēntaṉ-Arakkuṭi de
Koṭpūr (koṭpūr-uṭaiyāṉ cēntaṉ-arakkuṭi) [qui oeuvrent] conjointement en tant
qu'officiers exécutifs (vāykkēḷvi), ayant reçu [ce commandement oral], Notre
scribe (nam-m-ōlai-y-eḻutum) Cempaṉ-Aruḷaṉ Uttama-Nīti [l']ayant mis par
écrit, Notre chancelier (nam-m-ōlai-nāyakaṉ) Vēḷāṉ-Kaṇṭarāticcaṉ alias
l'officier Mīṉavaṉ-Mūvēntavēḷāṉ (vēḷāṉ-kaṇṭarāticcaṉāṉā mīṉavaṉ-
muvēntavēḷāṉ) et Vēḷāṉ-Aṇṇāvaṉ [l']ayant approuvé afin qu'[il] soit acté
(vēḷāṉ-aṇṇāvaṉum oppiṭṭu-p pukka kēḷvi-p-paṭi), les douze vēli de terre à
Iḷanalam dans votre district ayant été entrés dans les registres à compter de la
période des récoltes de [cette] septième année et attribués en tant que
devadāna et śālābhogam exemptés de taxes conformément à [Notre] ordre
oral, de sorte que [ceux-ci] soient arpentées (paṭākai naṭappi-p patākavum),
Nous avons désigné (pēr-t-tantōm) l'officier Parakēcari-Mūvēntavēḷāṉ,
Rāma-Bhaṭṭaṉ d'Ātaṉūr, Tāḻi-Bhaṭṭaṉ de Koṭuṅkai ainsi que Cempiyaṉ-
Uttaramantri du département de l'Impôt terrien, afin qu'ils se joignent à
vous (tāṅkaḷ ivarkaḷ ōṭum niṉṟu) pour [en] reconnaître les frontières (ellai
tericcu), accomplir l'arpentage de ses parcelles (paṭākai naṭantu) à l'issue de
la circumambulation de la femelle éléphant (piṭi cūḻntu834) ainsi que [la
délimitation] en plantant pierres et euphorbes (kalluṅ kaḷḷiyum nāṭṭi) afin
d'achever (viṭutaka) [la transaction] par l'établissement du relevé de propriété
(aṟai-y-ōlai ceytu):C'est à ce stade de l'enregistrement, lignes 49-50, que l'on constate à la présence du
eṉṉum (Littéralement « il est dit »), l'un des termes servant à introduire le discours direct, la
nature véritable de l'intégralité de ce qui précède : il s'agit de la retranscription, par le
corps représentatif de la localité destinataire de l'ordre royal, du contenu même de ce
commandement issu de la bouche du roi ; laquelle a ainsi valeur d'accusé de
réception
En vertu des paroles énonçant [ce qui précède] (eṉṉum vācakattāl), un ordre
royal (tiru-mukam, du sanskrit śrī-mukha, Littéralement « gracieux visage / parole
sacrée ») nous ayant été adressé, nous [de l'assemblée] du district (nāṭṭōm),
celui-ci nous parvenant en [ce] jour de la septième année [de règne] du Roi
Parakesarivarmaṉ (nāṭṭomukku-t tiru-mukam vara kō-parakesarivanmarkku
yāṇṭ'ēḻāvatu nāḷil), à la vue de l'ordre royal (tiru-mukaṅ kaṇṭu), nous tous
[de l'assemblée] du district allons à sa rencontre afin de l'accueillir (etir
eḻuntu ceṉṟu) et le recevons après lui avoir rendu hommage (toḻutu vāṅki), le
plaçons sur [nos] têtes (talai mēl vaiyttu), puis, une fois reconnues les
frontières de la terre, dont la valeur en tant que nantissement [est désormais]
caduque (kīḻ-aṭaku-vilai835), nous procédons à la circumambulation de la
femelle éléphant (piṭi cūḻntu), suivie de l'arpentage des parcelles (paṭākai
natanta), dont la frontière orientale (kiḻ-pāṟkellai) [est la suivante] (…)
[description détaillées des éléments géographiques—canaux
d'irrigation (vāykkāl), têtes de canaux d'irrigation (vāykkāṟ-ṟalai ou vāykkāl-talai),
lacs (ēṟi), étangs (kulam), digues (ōṭai), berges (karai), etc.—permettant de situer
les « quatre grandes frontières » (peru-nāṉk(u)-ellai) contenant les douze vēli de
terre que le roi attribue au dieu de Tirunallam en tant que devadāna et śālābhoga
exemptés de taxes.]
Ont été inclus à l'intérieur de ces quatre grandes frontières définies
[de la sorte] (i-vv-icaitta peru-nāṉk(u)-ellai-y-uḷ-aka-p-paṭṭa), les douze vēli
de terre à Iḷanallam, soit ces deux villages-ci (d'Iḷanalam et Kīḻaṭakuvilai)
et leurs quartiers résidentiels (i-vv-iraṇṭ(u)-ūrum ūr-irukkaiyum), les
résidences et leurs jardins potagers (maṉaiyu(m) maṉai-p-paṭappaiyum847),
les édifices publics (maṉṟu848) et le pâquis (p ā ḻ « terres en friche ») où
paissent les troupeaux (kaṉṟu-mēy pāḻum), les étangs et les granges849
(kuḷamum koṭṭakāramum), les fourmilières et les tertres850 (puṟṟum teṟṟiyum),
les forêts et les autels à offrandes851 (kāṭum pīṭilikaiyum), les marécages et les
sols salins (kaḷarum uvarum852), les fossés et les puits (kiṭaṅkuṅ kēṇiyum853),
les digues et les brèches d'irrigation (ōṭaiyum-m-uṭaippum), les rivières
et les terres cultivables sur les berges des rivières (āṟum āṟiṭupaṭukaiyum854),
les bassins qui abritent les poissons et les cavités qui abritent
les abeilles (mīṉ-payil-paḷḷamum tēṉ-payil-potumpum855), les arbres qui
s'étirent (nōkkiya, Littéralement « regardant ») vers le haut et les puits qui s'étirent vers
le bas (mē-ṉōkkiya maramum kīḻ-nōkkiya kiṇaṟum), sans exclure aucune
sorte de terre où courent les varans et rampent les tortues856 (uḷ-ḷ-iṭṭu
uṭump'ōṭi-y-āmai tavaḻntat'e-vakai-p-paṭṭatum uṇ-ṇilam-oḻi-v-iṉṟi).
Afin que [tout cela] soit reçu (peṟṟataṟku) en tant que devadāna,
nantavāṉa-p-puṟam et śālābhoga exemptés de taxes, au droit d'occupation
modifiable (kuṭinīkki) une fois remplacés les anciens propriétaires (muṉ-ṉ-
uṭaiyārai māṟṟi), assorti du droit à cultiver ainsi que du droit à la propriété
(kārāṇmai miyāṭci-y-uḷḷaṭaṅka), les conditions fixées (peṟṟa vyavasthai857)
[sont les suivantes].
Puisse-t-on jouir du droit (peṟutal, Littéralement « obtenir (de) ») d'irriguer (pāytta-ppeṟuvatākavum)
une fois creusés les canaux dédiés à (vāṟu, Littéralement « [avec pour]
objectif ») l'approvisionnement des terres susmentionnées en eau
(i-n-nilattukku nīrkk'īynta-vāṟu vāykkāl kutti-k-koṇṭu) ! Puisse [toute]
personne étrangère (anyar) au devadāna se voir privée du droit
(peṟātitāvum) de creuser des canaux de dérivation sur lesdits canaux
(av-vāykkālai anyar kuṟaṅk'aṟuttu-k-kutta), d'élever de petits puits à
balancier (kuṟṟēttam paṇṇa), de puiser de l'eau au moyen de paniers (kūṭai
nīr iṟaikka), [ou de la] retenir par barrage (vilaṅk'aṭaiya) ! Puisse-t-on ne
pas faire [usage] de l'eau claire (cennīr) [pour] les taches communes (potuviṉai)
/ se dispenser d'accomplir les travaux publics« corvée » ?
[d'alimentation en] eau claire (cennīr-p-potu-viṉai ceyyātitākavum)871 !
Puisse-t-on jouir du droit de confiner l'eau de drainage a-n-nīr872 aṭaittu et
de la consommer [pour l'irrigation] (uṇṇa-p-peṟuvatākavum) ! Puisse-t-on
jouir du droit de bâtir des maisons à étages et de vastes résidences en
briques cuites (cuṭṭ-ōṭṭāl māṭa-māḷikai-y-eṭukka-p peṟuvatākavum) ainsi
que de creuser de larges puits (turavu kiṇaṟ' iḻicca-p peṟuvatākavum) !
Puisse-t-on jouir du droit d'aménager une cocoteraie (kāvu teṅk' iṭa
peṟuvatākavum), ainsi que du droit de planter et de semer (iṭavun naṭavum
peṟuvatākavum) de l'armoise, de la marjolaine et du chiendent odorant
(tamaṉakamum maruvum iruvēliyum), des magnolias et des nénuphars
rouges (ceṇpakamum ceṅkaḻunīrum), des arbres donnant mangues, jacques,
noix de coco, ainsi que des palmiers borasses, des aréquiers et autres arbres
fruitiers (māvum palāvum teṅkum paṉaiyum kamukum uḷḷiṭṭa payaṉ-
maram) ! Puissent les saigneurs de vin de palme (īḻavar) se voir priver du
droit de grimper aux cocotiers et palmiers [ainsi] plantés (iṭṭa teṅkum
paṉaiyum īḻavar ēṟa-p peṟātatākavum) ! Puisse-t-on jouir du droit d'installer
de grandes presses à huile (peruñ-cekk' iṭa-p peṟuvatākavum) !
Les privilèges reçus pour l'acquisition [du devadāna] selon ces termes
[sont les suivants] (ippaṭi peṟṟataṟku-p peṟṟa parihāram) : [la redevance] sur
la gouvernance du district ainsi que [celle] sur la gouvernance du village
(nāṭ(u)-āṭciyum ūr-āṭciyum) ; la mesure (de grain) sur [chaque] panier
(vaṭṭi-nāḻi880) ainsi que la mesure (de grain) sur [chaque] demeure
(pitā-nāḻi881) ; la redevance en or sur les mariages (kaṇṇāla-k-kāṇam882) ainsi
que [la redevance] sur la pierre à laver (battre) le linge (vaṇṇāra-p-pāṟai883) ;
la taxe en or sur les potiers (kuca-k-kāṇam) ; [la taxe] sur le courtage
(taraku) ainsi que la taxe sur les orfèvres (taṭṭār-p-pāṭṭam) ; [l'impôt] sur le
commerce des feuilles (de bétel) (ilai-k-kūlam884) ; [la taxe] sur le tissus
(sorti des) métiers à tisser (taṟi-p-puṭavai) ainsi que [celle] sur les
sanctions pécuniaires (maṉṟu-pāṭu885) ; la taxe māviṟai (sur les bêtes / la
farine / les arbres886 ?) ainsi que [la redevance] sur l'entretient des feux (tī-yeri,
éclairage public887 ?) ; [les taxes] sur les bonnes vaches et les bons boeufs
(nall(a)-āvum nall(a)-erutum, animaux reproducteurs ?) ; [la redevance] sur
la garde du district (nāṭu-kāval) ainsi que [celle] sur le droit de passage (ūṭupōkku888)
; [la taxe] de la poignée (de grain ?) sur [chaque] vente / [taxe] sur
le port de l'arc (viṟ-piṭi889) ainsi que le mañcāṭi [d'or ?] sur la longueur (de
terrain habitable ?) (vāla-mañcāṭi890) ; [la taxe sur] les droits de douane (ulku)
ainsi que [l'impôt] sur le transport (fret ?) fluvial (ōṭa-k-kūli, Littéralement « salaire des
bateaux de traversée ») ; la taxe sur l'approvisionnement en eau (nīr-k-kūli,
Littéralement « salaire de l'eau ») ; la taxe sur [la production] de vin de palme (īḻampūṭci891)
ainsi que la taxe sur les gardiens de troupeaux (iṭai-p-pāṭṭam) ; la
capitation sur les versements (gages ?) / dons d'espèces (aṭṭu-k-kaṟai892) ainsi
que le kaḻañcu (d'or) du village (ūr-k-kaḻañcum). En incluant [les biens] de
toute sorte dont la jouissance revient de droit au Roi (uḷ-ḷ-iṭṭu-k kō-t-toṭṭ(u)
uṇṇa-p-pālat'e-v-vakai-p paṭṭatum), qu'en aucune mesure le Roi ne
percevra (kō-k koḷḷātēy), [mais] qui sera exclusivement reçu par le
Grand Dieu du temple de pierre divin du glorieux Nallam (tiru-nallattu-t
tiru-k-kaṟṟaḷi-mahādevarēy peṟuvatākavum) ! Afin que soit reçue [la terre
assortie des] conditions et privilèges établis de la sorte (ippaṭi-p-paṭṭa
vyavasthaiyum parihāramum peṟa), nous [tous] avons accompli la
circumambulation de la femelle éléphant, planté pierres et euphorbes, dressé
le relevé de propriété, puis l'avons attribuée (piṭi cūḻnta kalluṅ kaḷḷiyum nāṭṭiy
aṟai-v-ōlai ceytu kuṭuttōm). Ceci est la signature de l'officier Mīṉavaṉ-
Mūvēntavēḷāṉ (ivai mīṉavaṉ-mūvēntavēḷāṉ eḻuttu) ».
Tandis qu'[en] la cent quarante-troisième journée de la huitième année (de
règne) du Roi Parakesarivarman, Sa Majesté le Roi (uṭaiyār) tient
gracieusement audience (eḻuntaruḷi iruntu, Littéralement « étant en train de faire la
grâce d'apparaître ») au premier étage de [ses] appartements dans le palais
établi au sein de la garnison de Paṉaiyūr dans le Kāraikkāṭu (kāraikkāṭṭu
paṉaiyūr viṭṭa viṭṭu-k kōyiliṉ uḷḷāl māḷikai āti-pūmiyilēy), après avoir fait la
grâce d'écouter (kēṭṭ(u)-aruḷi) [la requête qu'on lui fait] dans le but qu'il soit
procédé à une régulation de dotation (nivantañ ceyyumāṟu) sur les villages
que le Dieu du glorieux (site de) Nallam a reçus en donation (tiru-nallattutēva
dāna-v-ūrkaḷ)901 , celui-ci accorde la grâce (aruḷu-c-ceytār)
[d'ordonner ce qui suit concernant] les trois kaḻañcu, un mañcāṭi et un
kuṉṟi d'or de « [l'impôt sur] la portion de terre (nila-v-ōpāti902) » (nila-vōpāti
vanta poṉ mukkaḻañcēy mañcāṭiyuṅ kuṉṟiyum) ainsi que les trente-neuf
kalam, un patakku et quatre nāḻi (de grain / paddy) du pañcavāram
(pañcavāram muppattoṉpatiṉ kalaṉēy patakku nāṉāḻiyum) levés sur la terre
de deux [vēli] et demi, quatre mā903, trois kāṇi904, un muntirikai905, plus kīl
d'un mā et demi906 et [kīl] d'un muntirikai dont le Dieu du glorieux Nallam,
un brahmadeya du district de Veḷ, a la jouissance en tant que donation (veṇ-
ṇāṭṭu brahmadeyam tiru-nallattu-devar dānamāka-v-uṭaiya)—[deux impôts]
auxquels sont soumis soixante-dix vēli de terre [de] ce glorieux
(brahmadeya de) Nallam selon les registres anciens (i-t-tirunallam paḻampottaka-
p-paṭi nilaṉ ēḻupatiṟṟu vēli-k-kīḻin) : « qu'à compter de la huitième
année (de règne), il soit procédé à une déduction de taxes (yāṇṭu eṭṭāvatu
mutal iṟai curukka) sur l'or et le pañcavāram qui étaient levés auparavant
[sur] ce village (i-t-tirunallam muṉ-ṉ-iṟuttu varukiṉṟa poṉṉilum
pañcavārattilum) ; et que, [grâce à] l'excédent de paddy (mikum nellu) après
exécution de la régulation de dotation [relative au village] d'Iḷanallam dans
ce district (i-n-nāṭṭu iḷanallattu nivantañ ceytu) en sa qualité de devadāna de
ce Dieu (i-t-tēvar tēvatāṉamāṉa), quinze brahmanes viennent s'ajouter aux
vingt-cinq qui sont (déjà) nourris au sein de la cantine de ce Dieu, de sorte
que quarante brahmanes [y] soient nourris au total (i-t-tēvar cālaiyil uṇṇum
brāhmaṇar irupattaiyvar ōṭum patiṉaiyvar brāhmaṇar ēṟṟi nāṟpatiṉmar
uṇṇavum) ; et qu'une lampe à camphre ainsi qu'une lampe perpétuelle sacrée
(oru kaṟpūra-viḷakkum oru tiru-nontā-viḷakkum) brûlent pour le Dieu de ce
glorieux Nallam (i-t-tirunallattu tēvarkk'erippatākavumāka) ; puis que
[cela] soit entré et maintenu dans les registres en ces termes (ippaṭi variyil
iṭṭu-k koḷḷa) ».
L'ordre royal sur feuilles d'ôle porteur de ces paroles (eṉṟu mantira-v-ōlai)
ayant été rédigé par Cempiyaṉ (?) (cempiyaṉ eḻuttiṉāl), puis approuvé par
l'officier Mīṉavaṉ-Mūvēntavēḷāṉ et Vēḷāṉ-Aṇṇāttaṭikaḷ en tant que
chanceliers du Roi (nam-m-ōlai-nāyakaṉ mīṉavaṉ-mūvēntavēḷāṉum vēḷāṉ-
aṇṇāttaṭikaḷum oppiṭṭu), celui-ci a été entré dans les registres (variyil iṭṭu)
sur instruction du vénérable officier (atikārikaḷ) le seigneur Kōtukulavaṉ-
Cāttaṉ de Parittikkuṭi alias Parakēcari-Mūvēntavēḷāṉ (eṉṟu atikārikaḷ
paruttikkuṭaiyāṉ kōtukulavaṉ-cāttaṉāṉa parakēcari-mūvēntavēḷāṉ), afin
d'être délivré (kuṭukka) en parfaite conformité avec le commandement oral
initialement émis (pukunta kēḻvi-p-paṭiyēy) !
Et ainsi (ēvam), en la cent cinquante-et-unième journée de la huitième année
(de règne) (yāṇṭu eṭṭāvatu nāḷ nūṟṟaiympattoṉṟiṉāl), Udaya-Divākaraṉ (fils)
d'Ārūraṉ alias le seigneur de Pēraraicūr (pēraraicūr-uṭaiyāṉ ārūraṉ-
udaya-divākaraṉ) et Aṭikaḷ-Nakkaṉ chef (kiḻavaṉ) de Pavvattiri (pavvattirikiḻavaṉ
aṭikaḷ-nakkaṉ) [pour le Département] de l'impôt terrien (puravuvari),
le seigneur Tāḻi-Cantraśekharaṉ du glorieux (site de) Nallūr912 du
Registre des taxes (vari-p-pottaka-t tiru-nallūr-uṭaiyāṉ tāḻi-cantraśekharaṉ),
le graveur d'édits royaux le seigneur -Rājādityaṉ de Mukkuṟumpil
(muka-veṭṭi mukkuṟumpil-uṭai-rājādityaṉ), l'agent de supervision
(kaṅkāṇi) Niṟaiyaṉ-Araṅkaṉ de Viḷḷaippāṅkiḻāṉ du Registre des taxes
(kaṅkāṇi vari-p-pottakam viḷḷaippāṅkiḻāṉ niṟaiyaṉ-araṅkaṉ), le seigneur du
glorieux (site de) Vāñciyam913 en tant que comptable du Registre des taxes
(vari-p-pottaka-k kaṇakku-t tiru-vāñciyam-uṭaiyāṉ), ainsi que Cūraṉ-Aṇiyaṉ
[en charge] des entrées dans les registres (variyil-iṭu cūraṉ-aṇiyaṉ) et Kaṇa-
Puravaṉ [en charge] des édits sur ôles (paṭṭōlai kaṇa-puravaṉ) étant présents
(iruntu) [afin de veiller à ce que] les trois kaḻañcu, un mañcāṭi et un kuṉṟi
d'or de ([...]ya poṉ mukkaḻañcēy mañcāṭiyuṅ kuṉṟi) ainsi que les [trenteneuf]
kalam, un patakku et quatre nāḻi (de grain / paddy) du pañcavāram
(pañcavāramu[...]ṉ kalaṉēy patakku ṉāṉāḻi) [levés sur] la terre de deux [vēli]
et demi, quatre mā, trois kāṇi, un muntirikai, plus kīl d'un mā et demi et
[kīl] d'un muntirikai—une terre provenant des soixante-dix vēli qui, selon
les anciens registres du glorieux Nallam, un brahmadeya du district de Veḷ
(veṇ-ṇāṭṭu brahmadeyam tiru-nallam paḻam pottaka-p-paṭi), constituent la
propriété dont ce Dieu a la jouissance en tant que donation au Dieu du
glorieux Nallam (tiru-nallattu-tēvartāṉamāy i-d-devar anubhavittu)—soient
déduits (curuṅkum) en tant qu'exemption de taxes au profit exclusif de ce
Dieu à compter de la huitième année (de règne) (i-t-tēvarkkēy yeṭṭāvatu
mutal iṟai-iliyāy-c curuṅkum), [ceux-ci] font la grâce d'ordonner (eṉṟu
aruḷi-c-ceyya) [l'entrée dans les registres] des deux [vēli] et demi, quatre mā,
trois kāṇi, un muntirikai, plus kīl [d'un mā et demi et kīl d'un] muntirikai de
terre (nilam iraṇṭaraiyēy nāṉku mā mu-k-kāṇi muntirikai-k kīḻ
[...]tirikaiyum), ces terres ainsi faites (i-n-nila[...]ñ ceytu) , sachant que
la terre incluse ([...]ṭāṅka nilamāy iṟēy) de ces cinq de terre
du glorieux Nallam (i-nilattai[...] tiru-nallatti[...]), de l'ensemble des terres
provenant de ([...]ttu varukiṉṟa nilaṅkaḷum) (…)
[Ceci est] la régulation de dotation (nivantam) sur [provenant
d']Iḷanallam et Mucuṭṭaikuṭi, [deux] brahmadeya du district de Veḷ (veṇ-
ṇāṭṭu brahmadeyam iḷanallamum mucuṭṭaikuṭi nilamum nivanta[...]). [Pour
les mesures de riz suivantes], le kuṟuṇi [pour] le divin festin de riz [servi]
au au petit matin ([...]yārkku ciru-kālai-t tiru-v-amit(u)-arici kuṟuṇi), les
quatre nāḻi pour le plat de riz bouilli aux céréales (payaṟṟu-p-pōṉakattukku
nāṉāḻiyum), le kuṟuṇi pour le service (pōtai, Littéralement « moment ») de midi
(ucciyam-pōtaikku-k kuṟuṇi), le kuṟuṇi pour [le service] de nuit (iravaikkuk
kuṟuṇi), les quatre nāḻi pour [le service] de minuit (arddhayāmattukku
nāṉāḻi), soit un tūṇi de riz au total (āka arici tūṇiyiṉukku), [seront
déboursés] deux tūṇi et un patakku de paddy supérieur (ceṉ-ṉellu iru tūṇip
patakkum) incluant le salaire du vanneur (kuṟu-v-āḷ, Littéralement « la personne qui
pilonne, qui ôte la balle ») (kuṟuvāḷ-kūli-y uṭpaṭa), au ratio de cinq [mesures
de paddy] pour deux [mesures de riz] (aiñc'iraṇṭu vaṇṇattāl) ; pour quatre
nāḻi de graines écossées destinés au plat de riz bouilli aux céréales du petit
matin (ciṟukālai-p payaṟṟu-p-pōṉakattukku tū-p-paruppu nāṉāḻikku) un
kuṟuṇi et 4 nāḻi de paddy (nellu-k kuṟuṇi nāṉāḻiyum) [seront déboursés] ;
deux nāḻi de paddy [seront déboursés] pour deux palam de sucre servis avec
(« pour ») le plat de riz bouilli aux céréales (payaṟṟu-p-pōṉakattukku-p
paṭaikkuñ caṟkarai iru palattukku) ; cinq nāḻi de paddy [seront versés] pour
les deux de fruits pelés et présentés avec le plat de riz bouilli aux
céréales (payattu-p-pōṉakattukku-c ciraicc(u)-iṭu[...]m paḻam iraṇ[...] nellu
aiñ-ñāḻiyum) ; pour un uḻakku et un āḻākku (de beurre clarifié) [destinés]
au festin de beurre clarifié du service du petit matin (ney-y-amitu ciṟukālaip-
pōtukku uḻakk(u)-āḻākkum), ainsi que pour un uḻakku et un āḻākku
aux services de nuit et de minuit (ucciyam-pōtaikkum iravaikkum
arddhayāmattukkum āka uḻakk(u)-āḻākkum) et un nāḻi de beurre clarifié
pour les ingrédients (dravyam) du festin de légumes frits (pori-k-kaṟi-yamutukku
dravyattukku ney nāḻiyiṉukku), un tūṇi de paddy (nellu-t
tuṇi) [sera déboursé] ; six nāḻi de paddy [seront déboursés] pour deux nāḻi de
graines écossées destinés au plat de lentilles bouillies (kummāyam921) [offert]
aux quatre services [quotidiens] (nālu pōtaikku, Littéralement « aux quatre moments »)
(nālu pōtaikku-k kummāyattukku-t tū-p-paruppu iru nāḻikku nellu aṟu
nāḻiyum) ; [pour un] plat de légumes en sauce922 (kāy-k-kaṟi[...]), un plat
de grains bouillis [en sauce] (puḻukku oṉṟu), un plat en sauce au tamarin
(puḷi-ṅ-kaṟi923-y-oṉṟu) et un plat (de légumes) frits en sauce (pori-k-kaṟi-y
oṉṟum), soit quatre plats en sauce au total (āka-k kaṟi nālukku),
condiments924, sucre et tamarin inclus (kāyamum caṟkaraiyum puḷiyum
uṭpaṭa), un kuṟuṇi et un nāḻi de paddy (nellu-k kuṟuṇi nānāḻiyum) [seront
déboursés] ; quatre nāḻi de paddy [seront déboursés] pour les quatre
nāḻi (de lait caillé) du festin de lait caillé (tayir-amutu) [offert] aux quatre
services [quotidiens] (nālu pōtaikku-k tayir-amutu nānāḻikku nellu ) ; un
kuṟuṇi et deux nāḻi de paddy [seront déboursés] pour deux ballots de feuilles
de bétel ( veṟṟilai-p-paṟṟu iraṇṭukkum nellu-k kuṟuṇi iru nāḻiyun) ;
deux nāḻi de paddy [seront déboursés] pour le bois de chauffe [utilisé] afin
de cuisiner le festin divin (tiru-v-amut'aṭa viṟakukku nellu iru nāḻi) ainsi
que deux nāḻi de paddy pour deux palam de curcuma pour l'onction925
[effectuée lors] des quatre services [quotidiens] (nālu pōtaikkuñ cārtti [...]
mañcaḷ iru palattiṟku nell'iru nāḻiyum)—soit [une quantité] totale (de
paddy) annuelle de -dix, trois kalam, deux tūṇi et un kuṟuṇi par an
(ōrāṭṭaik[...] pattu mukkalaṉēy iru tūṇi kuṟuṇikkum), à raison de kalam,
deux tūṇi, un patakku et un kuṟuṇi [quotidiens ([...]ṉē iru tūṇi patakku
nānāḻiyāka), à laquelle [les terres suivantes se voient assignées].
Pour les quatre palam de santal destinés à ([...]kku-c cantaṉam nāṟ-
palattukku) la pâte de santal divin préparée en boulettes (tiru-c-cantaṉan
tiraṭṭālāṅ kuḻampu pōtu) [puis offerte] pour les quatre services
[quotidiens], à raison de deux (nālu pōtaikku iru[...]), [seront déboursés
un] tūṇi et un patakku quotidiens de paddy, soit cent quatre-vingts kalam
de paddy annuels, auxquels [les terres suivantes se voient assignées]
(nicatan tūṇi-p patakkāka ōrāṭṭaikku nellu nūṟṟeṇpatiṉ kalattukku) (…) ;
Pour l'encens (citāri), un patakku de paddy quotidien [sera déboursé],
soit soixante kalam de paddy annuels auxquels [les terres suivantes se
voient assignées] (…).
Les personnes (suivantes) ont déposé des lampes perpétuelles sacrées (tirunontā-
viḷakku vaittār) : [les résidents] du glorieux village de Nallam (tirunallattu)
Kuṉṟa-Nakkaṉ (fils) d'Āritaṉ, une (lampe) (āritaṉ kuṉṟa-nakkaṉ
oṉṟu) ; Nārāyaṇaṉ-Vaṭukaṉ (fils) de Pālāciriyaṉ, une (lampe) (pālāciriyaṉ
nārāyaṇaṉ-vaṭukaṉ oṉṟu) ; Paṭṭaṉakki (Bhaṭṭa-Nakki) épouse brahmane de
Tāmōtiraṉ Bhāskara-Bhaṭṭaṉ (fils) de Pālāciriyaṉ, une demi(-lampe)
(pālāciriyaṉ tāmōtiraṉ bhāskara-bhaṭṭaṉ brāhmaṇi paṭṭaṉakki arai) ;
Caritaṉ- (fils) d'Āritaṉ, une (lampe) (āritaṉ caritaṉ[...] oṉṟu) ; Nakkaṉ- (fils) d'Āritaṉ, une (lampe) (āritaṉ (n)akkaṉ oṉṟu) ; Na[...]tiraṉ chef
(kiḻavaṉ) de [...]lūr alias l'officier Parakēcari-Viḻuppēraraiyaṉ, une (lampe)
([...]lūr-kiḻavaṉ na[...]tiraṉāṉa parakēcari-viḻuppēraraiyaṉ oṉṟu) ;
Nākiriyaṉ-Ātittaṉ (fils) de [...]rāyaṉ, une (lampe) ([...]rāyaṉ nākiriyaṉ-
ātittaṉ onṟu) ; et Uka-Eḻuppaḷi (?), une (lampe) (uka-eḻuppaḷi onṟum) ; ainsi
que cinq lampes perpétuelles sacrées que l'on (le Roi931 ?) a fait la grâce de
déposer (aruḷa-c-ceyya vaitta tiru-nontā-viḷakku aiñcum). Pour ces douze
(lampes) et demie au total (āka paṉṉiraṇṭaraikku), de beurre liquide
brûleront quotidiennement (āka paṉṉiraṇṭaraikku nicatam eṇṇai
[...]ṇṭeriyum).
[Seront déboursés] : trois uḻākku de beurre liquide quotidiens pour les deux
[lampes brûlant] à proximité (du Dieu)937 durant les trois sandhi (aṇukka
[...]ṇṭukku mūnṟu sandhikkum nicatam eṇṇai muḻākkum) ; quatre nāḻi de
beurre quotidiens pour une rangée de cent vingt-huit lampes (dipamālai
nūṟṟirupatteṭṭukku nicatam eṇṇai nānāḻiyum) ; de beurre pour (éclairer)
le service d'offrandes de nourriture divine (śrīpalikk'eṇṇai ) ; un nāḻi
et un uḻakku de beurre quotidiens (nicatam eṇṇai nāḻi uḻakkum) pour les
deux (lampes) [du service du petit matin] ([...]ṇṭukkum), les deux [du
service de] midi (ucciyam-pōtu iraṇṭukkum), ainsi que les quatorze [du
service] de nuit (iravaikku-p patiṉālukkum)—soit neuf nāḻi et un āḻākku de
beurre liquide au total (āka eṇṇai oṉpatināḻi-y āḻākkiṉukku), pour lesquels
cent quatre vingt-quinze kalam de paddy [seront déboursés] annuellement
(ōrāṭṭaikku nellu āyirattutoṇṇūṟṟaiṅ kalamāka), à raison d'un tūṇi (de
paddy) pour un nāḻi de beurre (eṇṇai nāḻikku-t tūṇiyāka) ; un patakku de
paddy [sera déboursé] pour la mesure (uri) quotidienne de beurre clarifié
parfumé allouée à une lampe perpétuelle sacrée (t tiru-nontāviḷakku
onṟukku nicatam naṟu-ney-y-uriyiṉukku nellu-p patakkum) ; pour les
, sept mañcāṭi et un kuṉṟi de camphre, deux tūṇi, un kuṟuṇi et un
patakku de paddy (kaṟpūram ēḻu mañcāṭiyum kuṉṟikku nellu iru tūṇi-k
kuṟuṇi patakku)—soit trois cent soixante-dix kalam de paddy annuels
(ōrāṭṭaikku nellu muṉṉūṟṟēḻupatiṉ kalamum), à raison de deux tūṇi et trois
kuṟuṇi quotidiens pour de camphre (kaṟpūra[...]kku nicatam iru tūṇi
mukkuṟuṇiyāka). À [cette quantité] totale de mille quatre cent vingt-cinq
kalam de paddy [sont assignées les terres suivantes] (āka nellu
āyirattunāṉūṟṟirupattaiṅ kalattiṉukku) (…)
Afin que chaque [jour] béni de Kēṭṭai (Jyeṣṭhā) (tiru-k-kēṭṭai tōṟum)—
glorieux astérisme lunaire (de naissance) (tiru-nakṣatram) de la vénérable
Reine qui porta en son sein béni (tiru-vayiṟu vāytta pirāṭṭiyār) le glorieux
seigneur Maturāntakaṉ alias Uttama-Cōḻa (śrī-maturāntaka-tēvarāṉa
uttamacōḻarai), (alias) la vénérable Cempiyaṉ-Mātēvi (cempiyaṉ-mātēviyār)
—le grand service d'offrandes de nourriture divine soit gracieusement
conduit (perum-pali eḻuntaruḷa), soixante-dix kalam de paddy annuels sont
requis (ōrāṭṭaikku vēṇṭum nellu ēḻupatiṉ kalattukku), auxquels [se voient
assigner] neuf mā, un muntirikai plus kīḻ d'un quart (de vēli) et d'un
muntirikai940 de terre à Turutti dans le glorieux village de Nallam (tirunallattil
turuttiyil onpatin mā muntirikai-k kiḻ kālēy muntirikai).
Les mille cinq-cents kalam de paddy annuels nécessaires (ōrāṭṭaikku vēṇṭum
nellu āyirattaiññūṟṟu-k kalattukku) aux dépenses variées qui sont requises
(vēṇṭum pala-vicattukku) au profit des quarante brahmanes nourris [au sein
du] temple du Seigneur (āḻvār kōyil uṇṇum brāhmaṇar nāṟpatiṉmarkku),
incluant légumes, bois de chauffe, beurre clarifié, babeurre, épices, feuilles
de bétel et noix d'arec (kaṟi viṟaku ney mōr pala-kāyam veṟṟilai), à raison
d'un kuṟuṇi et deux nāḻi par personne (pērāl kuṟuṇi iru nāḻiyāka), [se
voient assigner] neuf vēli de terre à Iḷanallam (iḷanallattil onpatiṟṟu vēli).
- Les cent-vingt kalam de paddy (nūṟṟirupatiṉ kalattukku) [requis
annuellement] pour le prêtre qui dessert le culte (ārātikkum nampikku), à
raison d'un tūṇi de paddy quotidien (nicatam nellu-t tūṇiyāka), le tissu
pour le vêtir inclus (kappaṭam uṭpaṭa), [se voient attribuer] un demi vēli et
quatre mā et demi961 de terre à Iḷanallam (iḷanallattil araiyēy nāṉmāvarai) ;
- les six cents kalam de paddy requis annuellement pour les dépenses
[engagées pour] les festivals (tiruviḻā-vicam ōrāṭṭaikku nellu aṟunūṟṟu-k
kalattukku) du glorieux (astérisme lunaire d')Ātirai (Ārdrā) du mois de
Mārkaḻi (déc.-jan.) et de (l'astérisme lunaire de) Vicākam (Viśākha) du mois
de Vaikāci (mai-juin) (mārkaḻi-t tiru-v-ātiraikkum vaikāci vicākattukkum),
[se voient assigner] un vēli et demi et trois mā962 de terre à Muciṭṭaikuṭi
(muciṭṭaikuṭiyil onṟaraiyēy mūnṟu mā) ainsi que deux vēli, un mā et un
kāṇi963 de terre à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil iraṇṭēy oru mā-k kāṇi) ;
- les vingt-deux kalam, un tūṇi et un patakku de paddy qui sont alloués
annuellement (ōrāṭṭaikku nellu irupattiru kalaṉēy tūṇi patakkiṉukku) au
brahmane964 qui écrase cette pâte de santal divin (i-t tiru-c-cantanam tekkum
brāhmaṇarkku), à raison de six nāḻi de paddy quotidiens (nicatam aṟu
nāḻiyāka), le tissu pour le vêtir inclus (kappaṭam uṭpaṭa), [se voient
attribuer] trois mā, un kāṇi et demi, et un muntirikai965 de terre à
Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil mūnṟu mā-k kāṇi-y-araikkāṇi muntirikai) ;
- pour [la rétribution de] cinq étudiants brahmaniques requis (vēṇṭum māṇi
aiñciṉukku) afin d'assurer le service (paṇi) nécessaire au saint des saints
(tiru-v-uṇṇāḻikai) [pour assister ?] les desservants du temple divin966 (tiru-kkōyil-
uṭaiyārkaḷ tiru-v-uṇṇāḻikaikku vēṇṭum paṇi ceyyavum) et [notamment]
afin [d'y] tenir le dais (vitānam piṭikkavum), [sont assignées les terres
suivantes] (…) ;
- les soixante-sept kalam, un tūṇi et un patakku de paddy qui sont alloués
annuellement (ōrāṭṭaikku nellu aṟupattēḻu kalaṉē tūṇi-p patakkiṉukku) aux
trois personnes qui cueillent [les fleurs] des guirlandes de fleurs divines
(tiru-p-paḷḷi-t-tāmam paṟippār mūvarkku), ainsi qu'aux trois personnes qui
[les] arrangent (en guirlandes) (toṭuppār mūvarkkum, Littéralement « le trio qui [les]
assemble par enfilage »), à raison de trois naḻi de paddy quotidiens par
personne (pērāl nicatam mūṉṉāḻiyāka), [se voient attribuer] un demi vēli,
un kāṇi et un muntirikai967 de terre à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil araiyēy kāṇi
muntirikai) ;
- les quarante-cinq kalam de paddy qui sont alloués annuellement
(ōrāṭṭaikku nellu nāṟpattaiṅ kalattukku) aux trois personnes accomplissant le divin [service] du balayage suivi du divin [service] de l'aspersion de bouse de vache (purificatrice) (tiru-v-alak( u ) iṭṭu-t tiru-meḻukk'iṭuvār mūvarkku), à raison de quatre naḻi de paddy quotidiens par personne (pērāl nicatam nāṉāḻiyāka), [se voient attribuer] six mā, trois kāṇi, et un demi kāṇi968 de terre à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil aṟu mā mu-k-kāṇi-y-araikkāṇi) ;
pour [la rétribution des] percussionnistes (uvaccar) [qui battent] deux tambours majeurs (talai-p-paṟai), quatre tambours mattaḷam970, une paire de cymbales (tāḷam), deux paires de clochettes (kai-maṇi), un instrument (tambour ?) au grondement [identique à celui] de l'ours (kaṟaṭikai), un gong (cēkaṇṭikai), un tambour timilai971 et deux caṇṭai (tambour de guerre972 ?),
[sont assignées les terres suivantes] (…) ;
(Aux instruments à percussion, succèdent les instruments à vent) :
pour [la rétribution des] quatre (musiciens) qui soufflent dans les trompettes (kāḷam ūtuvār nālvarkku) (…), ainsi que des deux (musiciens) qui soufflent dans les conques (caṅk(u)-ūtuvār iruvaṟku) [sont assignées les terres suivantes] (…) (lignes 193 et 195973) ;
- Les cent quatre-vingt-dix kalam de paddy qui sont alloués annuellement
ōrāṭṭaikku nellu nūṟṟeṇpatiṉ kalattukku aux trois gardiens du temple tirumey-
kāppārLittéralement « gardes du corps divins »978, à raison d'un tūṇi et un
patakku de paddy quotidiens nicatam tūṇi patakkāka , le tissu pour les
vêtir inclus puṭavai-mutal uṭppaṭa, se voient attribuer un vēli, sept mā,
un kāṇi et demi, et un muntirikai979 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil oṉṟēy
ēḻu mā-k kāṇi-y araikkāṇi muntirikai ;
- les cent quatre-vingt-dix kalam de paddy qui sont alloués annuellement
ōrāṭṭaikku nellu nūṟṟeṇpatiṉ kalattukku aux deux chanteurs de Décades
Sacrées980 tiruppatiyam pāṭuvār iruvaṟku, à raison d'un tūṇi et un
patakku de paddy quotidiens, se voient attribuer un vēli, sept mā, un
kāṇi et demi, et un muntirikai981 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil-l-oṉṟēy ēḻu
mā-k kāṇi-y araikkāṇi muntirikai ;
- les soixante kalam de paddy qui sont alloués annuellement ōrāṭṭaikku nell'aṟupatiṉ kalattukku aux deux brahmanes assurant la gestion du comité de supervision vāriyam982 du temple divin śrī-kōyil vāriyam ceyyum brāhmaṇar iruvaṟku, à raison d'un kuṟuṇi de paddy quotidien par personne pērāl nicatam kuṟuṇiyāka, se voient attribuer neuf mā et un demi-kāṇi983 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil oṉpatu mā-v-araikkāṇi ; les soixante kalam de paddy qui sont alloués annuellement ōrāṭṭaikku nell'aṟupatiṉ kalattukku au potier kucavaṉ officiant comme comptable karaṇattāṉ984, à raison d'un patakku de paddy quotidien, se voient attribuer neuf mā et un demi-kāṇi985 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil oṉpatu mā-v-araikkāṇi ;
- les vingt-deux kalam, un tūṇi et un patakku de paddy qui sont alloués
annuellement ōrāṭṭaikku nellu irupattiru kalaṉē tūṇi patakkiṉukku au potier
kucavaṉ qui confectionne les pots kalam, y compris ceux employés
pour la cérémonie du bain mensuelle tiṅkaḷ snapanam uṭpaṭa kalam iṭum
kucavaṉukku—, à raison de six nāḻi de paddy quotidiens, se voient
attribuer trois mā, un kāṇi et demi, et un muntirikai986 de terre à
Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil mūṉṟu mā-k kāṇi-y araikkāṇi muntirikai ;
- les onze kalam et trois kuṟuṇi de paddy qui sont alloués annuellement
ōrāṭṭaikku nellu-p patiṉoru kalaṉē mukkuṟuṇikku au blanchisseur
vaṇṇattāṉ … en charge des habits sacrés paricaṭṭam, à raison de trois
nāḻi de paddy quotidiens nicatam mūṉṉāḻiyāka, se voient attribuer
un mā et demi, un demi kāṇi et un muntirikai987 de terre à Pūṅkuṭi
pūṅkuṭiyil orumā-v-arai-y araikkāṇi muntirikai ;
- les trente kalam de paddy qui sont alloués annuellement ōrāṭṭaikku nellu
muppatiṉ kalattukku au brahmane qui rapporte l'eau du breuvage divin
taṇṇīr-amutu depuis la (rivière) Kāverī kāvēriyiniṉṟu taṇṇīr-amutu
koṭuvarum brāhmaṇaṉ oruvaṉukku, à raison d'un kuṟuṇi de paddy
quotidien nicatam kuṟuṇiyāka, se voient attribuer quatre mā et demi, et
un muntirikai988 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil nāṉmā-v-arai muntirikai ;
- les quatre-vingt-dix kalam de paddy qui sont alloués annuellement
ōrāṭṭaikku nellu toṇṇūṟṟu kalattukku à celui qui assume la charge de
« contrôleur des affaires divines » śrī-kāryam ārāyvāṉ sur assignation
niyōkam du Roi irāja-niyōkattāl śrī-kāryam ārāyvāṉukku989, à raison de
trois kuṟuṇi de paddy quotidiens nicatam mukkuṟuṇiyāka, se voient
attribuer un demi vēli, trois mā et demi, un demi kāṇi et un
muntirikai990 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil araiyē mummāvarai-y
araikkāṇi muntirikai ;
- Aux deux cents kalam de paddy requis annuellement (ōrāṭṭaikku nellu toṇṇūṟṟu kalattukku) en tant que « fonds pour la rénovation » putukku-ppuṟam993, sont attribués un vēli et demi et un demi mā994 de terre à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil oṉṟaraiyē araimā) ;
- aux trois cent soixante kalam de paddy requis annuellement (ōrāṭṭaikku
nellu muṉṉūṟṟaṟupatiṉ kalattukku) pour la cérémonie du bain que l'on
accomplit chaque mois (tiṅkaḷ tōruñ ceyyum snapanattukku) ainsi que pour
[les célébrations pour la survenue] d'éclipses (grahaṇattukkum), [sont
attribués] deux vēli trois-quarts de terre à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil iraṇṭēy
mukkāl) ;
- aux soixante-quatre kalam de paddy requis annuellement ōrāṭṭaikku nellu
aṟupattunāṟ kalattukku pour quatre paires de vêtements sacrés (paricaṭṭam
nāl aṇaikku destinés à être gracieusement portés [par les divinités] cārtti-yaruḷaLittéralement « afin que soit faite la grâce de porter », sont attribués neuf mā
et trois kāṇi995 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyil oṉpatu mā mukkāṇi ;
- aux soixante-quatre kalam de paddy requis annuellement ōrāṭṭaikku nellu aṟupattunāṟ kalattukku pour [les articles du] bain divin tiru-namaṉikai—dais (vitānam), baldaquin divin (tiru-mēṟkaṭṭi), filtre à eau jalapavitram996 et serviette sacrée (tiru-v-oṟṟāṭai)—sont attribués neuf mā et trois kāṇi997 de terre à Pūṅkuṭi pūṅkuṭiyiṟ oṉpatu mā mu-k-kāṇiyum ;
- Les quinze kalam de paddy qui sont alloués annuellement (ōrāṭṭaikku
nellu-p patiṉaiṅ kalattukku) à l'astrologue (tirukkaḷ1004) qui, après avoir
énoncé les conjonctions (astrales ?) (mayakkam, Littéralement « confusion » ;
« mélange » ; « chevauchement »1005), dresse quotidiennement les horoscopes
(nāḷōlai , Littéralement « ôle [indiquant les moments] favorables1006 ») dans le temple
(mayakkamum colli nicatamuṅ kōyilil nāḷōlai tūkkum), à raison de quatre
nāḻi de paddy quotidiens (nicatam nānāḻiyāka) [se voient attribuer] deux
mā et un kāṇi1007 de terre à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil iraṇṭu mā-k kāṇi) ;
- les quatre-vingt-dix kalam de paddy [alloués] annuellement (ōrāṭṭaikku nellu
toṇṇūṟṟukkalattukku) aux trois personnes qui arrosent le jardin de fleurs
divin nommé « le Glorieux Gaṇḍarādityaṉ » (śrī-gaṇḍarādityaṉānā tirunantavānam
iṟaippār mūvarkku), à raison d'un kuṟuṇi de paddy quotidien
par personne (pērāl nicataṅ kuṟuṇiyāka), le tissu pour les vêtir inclus
(kappaṭam uṭpaṭa), [se voient attribuer] sept mā de terre à Kīḻaṭakuvilai
(īḻaṭakuvilaiyil ēḻu māvum) ;
- les soixante kalam de paddy [alloués] annuellement (ōrāṭṭaikku nellu
aṟupatiṉ kalattukku) aux deux personnes qui arrosent le jardin de fleurs divin
nommé « Cempiyaṉ-Mātēvi » (cempiyaṉ-mātēviyāṉa tiru-nantavānam
iṟaippār iruvarkum), à raison d'un kuṟuṇi de paddy quotidien par
personne (pērāl nicataṅ kuṟuṇiyāka), le tissu qui leur revient (aṭaiyāna)
pour se vêtir inclus (aṭaiyāna kappaṭam uṭpaṭa), [se voient attribuer] quatre
mā de terre à Kīḻaṭakuvilai (kīḻaṭakuvilaiyil nāṉku māvum) ;
- à Tillai-Ācāriyaṉ (« maître artisan1008 de Tillai ») qui a accompli le service de direction des travaux de charpenterie1009 (kāṭṭākkira-p-paṇi ceyta tillai-yācāriyaṉukku), se voit attribuer un quart (de vēli) à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil kāl) ; le charpentier (taccaṉ), un huitième (araikkāl) ; le forgeron (kollaṉ), deux mā à Pūṅkuṭi (pūṅkuṭiyil iraṇṭu mā) ; le noble (kulavaṉ) qui (…)1010 l'enduit à la chaux (nūṟu) pour le temple (kōyilukku nūṟutamo kulavaṉukku), un huitième (araikkāl).
- Pour le festin divin de Tripuravijaya (« Le Vainqueur des trois cités »)
(tiripuravijayarkku-t tiru-v-amutukku) sont attribués un mā et demi [et un]
muntirikai plus kīḻ de huit mā, de trois kāṇi et d'un muntirikai de terre à
Kucappēṟu dans le glorieux village de Nallam (kucappēṟṟil oru mā-v-arai
muntirikai-k kīḻ eṭṭu mā mu-k-kāṇi muntirikai), [ainsi que] le terrain de deux
mā, trois kāṇi et demi plus kīḻ d'un demi vēli et de deux mā (pati iraṇṭu mā
mu-k-kāṇi-y araikkāṇi-k kīḻ araiyē-y iraṇṭu mā) situé au sud [du sanctuaire]
d'Umaiyā-Piṭāri (« la Déesse Umā ») (umaiyā-piṭāriṟ-ṟekk(u)-aṭaiya) à
l'ouest du temple de Kāṭukāḷ (Vana-Durgā/Kālī ou « la Déesse forestière »)
(kāṭukāḷ kōyiliṉ mēlatu) ;
- pour le festin divin de Vr̥ṣabhavāhana (« Celui qui a un taureau pour
monture ») (iṣapavāhaṉarkku-t tiru-v-amutukku) [sont attribuées les terres
suivantes] (…) ;
- pour le festin divin du vénérable (Seigneur) Gaṇapati (gaṇapatiyārkku-t
tiru-v-amutukku) [sont attribuées les terres suivantes] (…) ;muntirikai-k kīḻ eṭṭu mā mu-k-kāṇi muntirikai), [ainsi que] le terrain de deux
mā, trois kāṇi et demi plus kīḻ d'un demi vēli et de deux mā (pati iraṇṭu mā
mu-k-kāṇi-y araikkāṇi-k kīḻ araiyē-y iraṇṭu mā) situé au sud [du sanctuaire]
d'Umaiyā-Piṭāri (« la Déesse Umā ») (umaiyā-piṭāriṟ-ṟekk(u)-aṭaiya) à
l'ouest du temple de Kāṭukāḷ (Vana-Durgā/Kālī ou « la Déesse forestière »)
(kāṭukāḷ kōyiliṉ mēlatu) ;
- pour le festin divin de Vr̥ṣabhavāhana (« Celui qui a un taureau pour
monture ») (iṣapavāhaṉarkku-t tiru-v-amutukku) [sont attribuées les terres
suivantes] (…) ;
- pour le festin divin du vénérable (Seigneur) Gaṇapati (gaṇapatiyārkku-t
tiru-v-amutukku) [sont attribuées les terres suivantes] (…) ;
- Le jardin de fleurs divin appelé Cempiyaṉ-Mādevī (cempiyaṉ-mādeviyāṉa
tiru-nantavānam), ainsi que les sites d'habitation qui lui sont attachés
en son nord (uritiṉ vaṭakkil maṉaikaḷum)1024, [s'y voient allouer] deux mā,
trois kāṇi et un muntirikai plus kīḻ de quatre mā et un demi kāṇi1025
(iraṇṭu mā mu-k-kāṇi muntirikai-k kīḻ nāṉku mā-v-araikkāṇi) ;
- le jardin de
fleurs divin appelé « le glorieux Gaṇḍarādityaṉ » situé dans le glorieux
village de Nallam (tiru-nallattil śrī-gaṇḍarādityaṉāna tiru-nantavāṉam),
[ainsi que ?] le réservoir au nord d'Iḷanallam (iḷanallattil vaṭakkiṟ kuḷan)
incluant le huitième de vēli de terre à Iḷanallam (tiru-nallattil nilamuṭpaṭa
araikkāl) [s'y voient allouer] un quart de vēli, un kāṇi et demi, et un
muntirikai plus kīḻ d'un mā et trois kāṇi1026 de terre (kāle kāṇi-yaraikkāṇi
muntirikai-k kīḻ oru mā mu-k-kāṇi) ;
- le jardin de fleurs divin
appelé Uttama-Cōḻaṉ [qui s'étend] dans la partie orientale du village (de
Nallam) [s'y voit allouer] trois mā, un kāṇi et un muntirikai plus kīḻ d'un
huitième de vēli, trois mā, un kāṇi et demi, et un muntirikai1027 (de
terre) (uttamacōḻaṉāna kīḻūriṟ tiru-nantavāṉa(m) mūṉṟu mā-k-kāṇi
muntirikai-k kīḻ araikkāley mūṉṟu mā-k kāṇi-y-araikkāṇi muntirikai).
- Le quartier (circon)voisin où résident ceux qui travaillent au service du temple (kōyilukku-p paṇiceyvār irukkum maṭaviḷākam) [s'étend sur] la terre—devadāna ancien exempté de taxes—située au milieu (naṭuvu-paṭṭa nilam paḻan-tēvatāṉa iṟaiyiliyāy) [des éléments géographiques suivants] : à l'ouest, [le sanctuaire de] (la déesse) Umaiyā-Piṭāri (umayā-piṭārikku mēṟkum) ; au nord, [le jardin d']aréquiers (kamukukku vaṭakkum) ; à l'est, les champs1033 (ceruvukku-k kiḻakkum) ; et au sud, le réservoir du [sanctuaire de] (la déesse) Kāṭukāḷ (kāṭukāḷ kuḷattukku-t teṟkum) ;
- le [second] quartier (circon)voisin où résident ceux qui travaillent au service du temple (kōyilukku-p paṇiceyvār irukkum maṭaviḷākam) [s'étend sur] la terre—devadāna ancien exempté de taxes [reçu ?] suite au remplissage1034 du réservoir (kuḷattūrttu)—située au milieu [des éléments géographiques suivants] : à l'ouest, [le jardin d']aréquiers (kamukku mēṟkum) ; au nord, le canal (vāykkālukku vaṭakkum) ; à l'est, le réservoir du Seigneur (āḻvār kuḷattukku-k kiḻakkum) ; et au sud le mur de l'enceinte sacrée (tiru-c-cuṟṟālaikku-t teṟkum).
- Ceux de la sabhā du glorieux village de Nallam s'étant vus confier de l'or avec pour charge de faire brûler une demi-lampe (tiru-nallattu-c-cavaiyār koṇṭa poṉṉāl erikka-k-kaṭava viḷakku arai), les barbiers (nāvicar) de ce village auront la charge de s'acquitter annuellement de quatre kācu auprès du desservant du temple divin (i-vv-ūr nāvicar tiru-k-kōyil-uṭaiyār vacam āṭṭaiviṭṭam iṭa-k-kaṭava kācu nālu), [afin que] cette même [demi-]lampe [brûle] pour le mérite de ceux de la sabhā (i-v-viḷakkiṉukku-c cavaiyārkkāka) ;
- les desservants du temple divin de ce village (i-v-vūr tiru-k-kōyil-uṭaiyārkaḷ) [se sont vus confier] de l'or ([...] poṉṉāl) par [quatre résidents] de ce (même) village—Kaḷavaṉ-Keruṭaṉ (fils de) Māṭilaṉ alias Tammaṭi-Nampi, Kuṉṟa-Nakkaṉ (fils de) Māṭalaṉ, Kuṉṟaṉ-Paramēccuvaraṉ (fils d')Āritaṉ et Kuṉṟaṉ-Ciṅkaṉ (fils d')Āritaṉ—avec pour charge de faire brûler trois lampes perpétuelles sacrées (erikka-k-kaṭava tiru-nontā-viḷakku mūṉṟu).
Ayant exonéré de taxes profit de ce Dieu aussi longtemps que brilleront la lune et le soleil, nous de la sabhā du glorieux village de Nallam avons fait graver sur la pierre la présente donation par charte royale et l'avons exécutée. Ceci est placé sous la protection des paṉmāheśvara !